www.lamarotte.fr

animations médiévales

Filed under: Uncategorized — lamarotte @ 1:13 pm

 Pour découvrir nos animations…

retouralacceuil.jpg

  • animation22.gif                         animation22.gif

     enluminuremanon-1.jpgLa Marotte Compagnie Joyeuse effectue des recherches sur les différents événements festifs au Moyen-Âge, ces us et coutumes  ces codes et rituels afin de s’approcher au mieux  de la réalité de l’époque.

Ces animations médiévales sont diverses et soucieuses d’être dans l’esprit festif de l’époque.

 

Le charivari :

Dans les charivaris, les jeunes dénoncent ou se moquent de ceux qui ne sont pas encore mariés, des adultères, des remariages, des cocus ou de ceux qui ont joué leurs femmes aux dés. Parfois, ceux-ci sont menés à travers le village ou la ville à dos d’âne. Il n’est pas rare non plus que la fête devienne agressive et qu’on y règle des comptes.C’est un rituel collectif occidental, très similaire au carnaval. Il s’en distingue toutefois en ce qu’il n’est pas lié au calendrier. Il s’agit d’un cortège dans lequel de nombreux musiciens et passants font du bruit avec toutes sortes d’objets, généralement détournés de leur usage traditionnel (ustensiles de cuisine). Cette “contre-musique” fait pendant aux musiques religieuses, à l’harmonie. C’est une parodie. Le terme désigne aussi bien le défilé en lui-même qu’un bruit discordant généré par de nombreuses personnes, du tapage ou encore du bruit accompagné de désordre. Dans ce dernier cas on parle aussi de chahut. Le rituel est attesté dès le XIVeme siècle . Il se tient à l’occasion d’un mariage jugé mal assorti (c’est notamment le cas des charivaris organisés lors du mariage d’un homme âgé avec une jeune femme) ou d’un remariage. Exemple de charivari, Le Roman de Fauvel de Gervais du Bus et Raoul Chaillou de Pesstain met en scène l’âne Fauvel, personnification de tous les vices dont les initiales forment le nom : Flatterie, Avarice, Vilenie (infamie), Variété (inconstance), Envie, Lâcheté.


roman-de-fauvel2.jpg


Animation Médiévale du  Cheval Jupon

Présent dés le Moyen âge notamment dans le midi de la france en compagnie de

la Tarasque. Le cheval jupon est un accessoire de déguisement traditionnel. Il se compose d’une carcasse creuse, figurant la partie supérieure du corps d’un petit cheval, celle ci est percée à l’emplacement de la selle. Cette ouverture permet au cavalier de s’emboîter à l’intérieur. Présent dans le Nord de

la France Le Cheval Jupon de Douai est appelé : “Sot des canonniers” ou “Sot des cloches”. Il est appelé également “Petit cavalier”, “Chevalet”, “Petit cheval”.La plus connue de ses dénominations est : le “Baudet décaroché”.Toujours dans le Nord à Cassel, il accompagne le “Coq-Jupon”; à Bourbourg, il entoure trois géants. On le connaît aussi à Cambrai sous le patronyme de “Sot Seuri“. “La MORESQUE figurée dans les chroniques du Maitre de WAVRIN met en scéne deux danseurs qui portent des chevaux jupon”.(Thése de Catherine Ingrassia).

cheval-jupon.jpgartabancomines.jpg

Lien sur Cheval Jupon.

Le doedelzak : aussi appelé cornemuse breughelienne est une cornemuse flammande. Elle est traditionnellement fabriquée en bois de fruitier ou de cormier et baguée d’os ou de corne. Les deux bourdons se porte vers l’avant. Nous la retrouvons dans les peintures de Breughel.

le-repas-de-noce.jpg


“Le repas de noces”
de P. Breughel dit Breughel l’ancien

 

 brueghel_the_younger.jpg

«Pilgrimage of the Epileptics to the Church at Molenbeek» «Dancing Mania» «The dance at Molenbeek» Pieter Breughel the Younger, painting.

Cornemuse Jolipipe, Facteur de Cornemuses Frans Hattink

Fête des fous :Au Moyen Âge, la fête des fous et la fête de l’âne sont très populaires. La fête des fous était célébrée le jour de Noël le 25 décembre, ou le jour de l’An ou de l’Épiphanie. Elle rappelle les Saturnales romaine sous l’antiquité. C’était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques. En cette seule journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision.

dotemps5noel.jpg

« Dans l’octave de Noël ou à l’épiphanie, selon les régions, la célébration de l’office divin donnait lieu à un véritable carnaval. Les diacres,les sous diacres,les enfants de chœur,le visage barbouillé de suie ou couvert de masques grotesques, s’exhibaient sous les déguisements les plus invraisemblables : on en voyait plusieurs travestis en femmes, d’autres en costume de fol, portant coqueluchon à grelots et la marotte, d’autres vêtus d’oripeaux de théâtre. Ce jour-là, les fidèles se pressaient en foule pour voir clergé officier »publiquement et solennellement »au milieu de chienlit générale.Au cours de la messe, on procédait à l’élection de l’évêque des fous (ou du pape des fous, dans les églises relevant directement du Saint-siège).C’était d’ordinaire quelque gueux que l’on sacrait en grande pompe, en le revêtant des ornements épiscopaux. Une intronisé, le nouvel élu officiait « pontificalement » : mitre en tête et crosse à la main, il distribuait sa bénédiction solennelle au peuple. Le clergé l’introduisait ensuite dans le chœur, en dansant et en chantant des refrains paillards. Une foi à l’autel, on faisait ripaille de boudins et de saucisses sous le nez du prêtre célébrant ; on se servait de franches rasades de vin dans les ciboires ; on échangeait juron et blasphèmes ; on mêlait de grasses bouffonneries aux textes sacrés ; on jouait aux cartes et aux dés ;on se livrait à de plus graves licences encore que les contemporains ne précisent pas, mais que l’on imagine sans peine. L’usage voulait aussi que l’on fît brûler dans l’encensoir des morceaux de vielles savates, afin de répandre des odeurs puantes dans l’enceinte sacrée »…..Extrait de : Le sceptre et la marotte (Histoire des fous de cour)MAURICE LEVER.(Fayard)

le-sceptre-et-la-marotte.jpg

La Fête des fous dans le nord de la France (XIVe-XVIe siècles).

Fête de l’âne : Elle était célébrée dans certaines villes la veille de Noël ou au cours des secondes vêpres le 25 décembre : en souvenir de la fuite en Egypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d’âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par “hi-han”. L’Église a rapidement interdit ces célébrations qui prenaient un caractère obscène.

ane-mitre-xii.jpg

 

Âne mitré.Achivolte de l’église Saint-Pierre d’Aulnay(XIIe siécle).

Les Goliards :Clercs et Prêtres itinérants (clerici vagi) qui écrivaient des chansons légères et à boire ainsi que des poèmes satiriques en latin au XIIéme et XIIIéme siècles. Issus des universités françaises, allemandes, italiennes et anglaises ils protestaient contre les incohérences de l’église en la parodiant. Les Goliards chantent la débauche, l’amour libre, le vin, le jeu, l’antimilitarisme. Ils donnaient également des représentations théâtrales comme lors de la fête de l’âne pour se railler des abus de celle-ci.. Les Goliards durent affronter le mécontentement de l’Église pour leurs débordements satiriques. En 1289 il fut interdit à tout clerc d’être un goliard. Après 1300, les privilèges ecclésiastiques leur furent définitivement retirés. Le nom de goliard devint synonyme de jongleur ou de ménestrel.

 piquette.jpg

 Frère Piquette


La Sottie :Farce satirique allégorique de la fin du moyen âge qui met en scènes les préoccupations politiques et sociales de l’époque. Les Sots fondent leur système de satire sur cette hypothèse que la société tout entière est composée de fous. Par-dessus leur costume, ils revêtent les attributs qui désignent tel ou tel état, telle ou telle fonction : le juge, le soldat, le moine, le noble, etc. Au XVe siècle, ces courtes pièces satiriques sont interprétées par des compagnies locales d’amateurs, qui semblent être les héritières des fêtes des fous. Ces Compagnies sont appelées confréries joyeuses, comme la basoche, associations de clercs, ou les enfants sans soucis. Ces scènes courtes précédaient la représentation des farces et des moralités. Elles apparaissaient comme des parades bouffonnes improvisées ou les « Sots », se livraient à la plaisanterie, jeux de mots, et autres bouffonneries qui parfois avaient une connotation irrespectueuse contre les mœurs et les pouvoirs établis.  

Rommelpot: Instrument populaire des Flandres qui sert à rythmer les chansons et accompagne les mélodies. Son usage est souvent associé à la mendicité, aux chanteurs de rue, à la fête… C’est un tambour à friction de la famille des membranophones. Il est constitué d’un pot en terre sur lequel est tendue une vessie de porc ou de jument. Sur cette membrane est fixée en son centre une tige que l’on frotte avec les mains ou un morceau de tissu humidifié à la bière de préférence. Les vibrassions produisent le son.

brueghel-carnival-lent-detail.JPG


gaillarde-et-rommelpot.jpg


Mariotte au rommelpot!



La Fête des Saturnales :Cette fête avait lieu chaque année en décembre et célébrait l’ouverture des réserves de blé. Elle peut être considérée comme l’ancêtre de L a  Fête des fous.  « Pour un bref moment s’instaurait un état de totale liberté où régnait l’égalité entre tous, comme dans cet âge d’or que les mythes rapportaient à Saturne. Non seulement les esclaves étaient servis par leurs maîtres, mais ils portaient leurs habits et des masques ; ils buvaient jouaient ensemble aux dés. Dans les garnisons romaines les soldats désignaient, par tirage au sort, un roi des Saturnales. Revêtu des insignes de sa dignité, ce roi sortait à la tête d’un nombreux cortége qui se livrait avec lui, dans la ville à toute sorte d’excès et de débauches ».  

Michel Meslin, L’Homme romain, Hachette

 

 

saturnal.jpg


L’hiver ou les Saturnales.Huile sur toile
Antoine-François Callet

LE CARNAVAL AU MOYEN ÂGE :

Au Moyen Âge, une longue période de festivités s’étendait de Noël au mercredi des Cendres : fête des fous, fêtes de l’âne, fête des innocents, processions… La période de carnaval prend place dans cette période, et s’échelonne entre l’Épiphanie et le mercredi des Cendres ; elle permet à la population à la fois de célébrer les antiques fêtes marquant la fin de l’hiver, tout en se préparant au carême, mêlant ainsi étroitement le sacré et le profane. C’est également un moment de « décompression sociale », d’évacuation dans l’outrance des souffrances de l’année, et une revanche sur l’ordre social, notamment par l’inversion des rôles et la possibilité de se dissimuler derrière un déguisement ou un masque pour devenir, l’espace de quelques jours, une autre personne.  

 

 

Au Moyen Âge, les célébrations de carnaval consistent en des mascarades et déguisements, de joyeux défilés dans les rues des villes et des banquets offerts au petit peuple ; tous les débordements sont permis, tant pour l’alcool, la viande, les épices, que pour la sexualité, contenue dans la sphère privée en temps normal. Farces licencieuses et comportements outrés sont de règle. L’Église et la noblesse sont moquées et ridiculisées par des saynètes parodiques. Les manifestations les plus importantes du carnaval se déroulent durant les « trois jours gras », c’est-à-dire pendant les trois jours précédant le mercredi des Cendres. Le Mardi gras, la veille, marque l’apogée du carnaval ; un mannequin de paille, incarnant Carnaval, est jugé puis condamné à mort, généralement brûlé dans un grand brasier, parfois noyé ou décapité. Bouc émissaire de tous les maux de l’année passée, sa destruction marque le renouveau de l’année.De plus en plus policé, jugé comme un désordre à l’ordre public, puis attaqué par les philosophes du siècle des Lumières qui y voient une coutume barbare, le carnaval perdure tant bien que mal jusqu’à la fin du xixe siècle, mais perd au fil des siècles sa charge subversive pour ne survivre que sous une forme conventionnelle, plutôt réservée aux enfants (déguisements). Certaines villes conservent sous une forme ritualisée des formes du carnaval d’autrefois, comme, en Europe, le carnaval de Binche, de Zürich, de Dunkerque, ou de Bâle (qui est par ailleurs l’unique carnaval protestant à avoir survécu), et en Amérique du Sud les carnavals de Baranquilla (Colombie) ou de Oruro (Bolivie). Les origines païennes du carnaval 

Les célébrations liées au renouveau utilisent le symbole de l’inversion, qui s’incarne dans le passage de l’hiver au printemps, de la stérilité à la fécondité. La transition vers l’année nouvelle nécessite un passage par le chaos, synonyme de destruction, d’annihilation (de l’année précédente, des mauvais esprits, etc.), qui permet ensuite le renouveau. Les cultes d’Isis, pratiqués dans l’Égypte ancienne, mais également dans le monde antique jusqu’au ve siècle, portent cette idée de renouveau de la terre. Le carnaval dérive aussi de certaines fêtes de l’Antiquité romaine, comme la fête des Lupercales, qui avait lieu le 15 février de chaque année, et marquait le début d’une nouvelle année (jusqu’à l’instauration du calendrier julien par Jules César, en 46 av. J.-C., le début de l’année était le 1er mars) ;

Sources Encarta:

 

Les Danses Médiévales et Renaissance:

 

 

Retour Haut de Page

Powered by WordPress